Cocaïne  :

 

•  Présentation : Issue de la transformation chimique de la feuille de cocaïer, la cocaïne se présente sous la forme d'une poudre blanche semblable à du sucre, de saveur amère et provoquant une sensation d'anesthésie de la langue lorsqu'on la goûte. Plusieurs autres dérivés tels « la pasta », pâte jaunâtre obtenue par transformation chimique des feuilles de coca ou le crack obtenu par mélange de la cocaïne avec du bicarbonate de soude ou de l'éther provoquent une dépendance très rapide et des lésions cérébrales graves. La cocaïne est principalement consommée par inhalation, plus rarement par injection, alors mélangée à d'autres drogues comme l'héroïne (le «speed ball»). La cocaïne peut également être consommée par application sur les muqueuses (gencives, rectum,vagin) .

•  Effets : La cocaïne a des effets euphorisants plus forts que l'héroïne mais moins forts que le crack. Après la prise, pendant « la montée », le cocaïnomane ressent une euphorie et des sensations de sûreté et confiance en soi exacerbées. Les effets dépressifs de la descente sont moins ressentis avec la cocaïne qu'avec l'héroïne ou le crack. Parmi les effets provoqués par la consommation de cocaïne on note : vasodilatation intense (sensation de chaleur), bronchodilatation, hyperthermie, insomnie, anorexie, asthénie, baisse de la libido, troubles du cycle menstruel, troubles psychiatriques tels que des comportements paranoïaques, syndromes dépressifs. Inhalée, la cocaïne peut provoquer des inflammations voir des perforations de la cloison nasale. D'autres pathologies peuvent également survenir mais sans lien direct avec la substance et surtout dans le cas de consommation par injections. On note alors des cas de SIDA, hépatites ou autres pathologies infectieuses.

•  La dépendance : la cocaïne induit une très forte dépendance physique survenant après trois à quatre mois de consommation.

•  Surdosage : la dose mortelle varie beaucoup d'un individu à l'autre, il n'existe pas d'antidote connu à la cocaïne.

•  Prise en charge thérapeutique : le sevrage n'induit pas de très gros problèmes somatiques ; le risque de rechute existe et est essentiellement lié au composantes psychologiques à l'origine de la toxicomanie.